Nouvelle vidéo documentaire: Souffrance au travail
18. 5. 2011:
Cette vidéo montre les impacts de la production intensive de bananes sur les travailleurs et les travailleuses au Costa Rica…. „Nous sommes des esclaves“ explique une travailleuse.
Au Costa Rica, les travailleurs-ses dans les plantations de bananes sont souvent des migrant-e-s dont les droits en termes de travail et autres droits sociaux sont bafoués. Beaucoup de travailleurs-ses sont employé-e-s via des sous-traitants, ce qui rend la main d’œuvre moins coûteuse, plus souple et plus difficile à organiser en syndicats. Les femmes qui travaillent ne représentent souvent que 7% de la main d’œuvre, étant donné que les employeurs considèrent que la main d’œuvre féminine est „chère et à haut risque“. Celles qui ont du travail peuvent être victimes de discrimination sexuelle et de harcèlement.
La santé et la sécurité des travailleurs-ses sont mises en danger par leur exposition régulière à des produits agrochimiques toxiques et par le manque d’équipement de sécurité adéquat. Le travail dans les champs est physiquement pénible, d’autant plus qu’il se fait dans des conditions climatiques tropicales. Dans les ateliers d’empaquetage, les actions répétitives produisent des douleurs musculaires et des blessures.
L’existence de syndicats puissants et indépendants est essentielle pour la sensibilisation des travailleurs-ses sur des questions de santé et de sécurité au travail et ces syndicats s’assurent du respect des lois nationales ainsi que des normes privées. Le taux d’adhésion aux syndicats est bas dans toute l’industrie de la banane, ce qui s’explique par les pratiques antisyndicales des entreprises nationales et multinationales de la banane. Au Costa Rica les entreprises de la banane utilisent le « Solidarismo », mouvement patronal de syndicats jaunes contrôlés par l’entreprise, comme une forme alternative d’organisation des travailleurs, affaiblissant ainsi les efforts des syndicats légitimes.
Cependant, pour que de vraies améliorations puissent voir le jour, les travailleurs doivent avant tout voir leur liberté syndicale garantie, ce qui leur permettrait d’améliorer leurs propres conditions de travail au travers de négociations collectives et, en conséquence, de la mise en application de leurs droits fondamentaux au travail.
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