Cameroun : Esclavage dans la bananeraie
16. 2. 2012:
C’est au cours d’une mission d’une semaine au Cameroun qu’Antoine de Ravignan (journaliste) a pu enquêter sur les conditions de travail dans les plantations de bananes.
Au-delà des conditions de travail déplorables que le journaliste dénonce dans son article : journée pouvant aller jusqu’à 15 heures de travail, salaire calculé à la tâche, retenue sur salaire si le quota n’est pas atteint, épandages aériens de fongicides pendant le temps de travail, équipement de protection non fournis, syndicalistes mis sous pression, etc., il met aussi l’accent sur les conditions de vie indigne dans lesquelles se trouvent les travailleurs et les travailleuses : logements insalubres où toute prestation supplémentaire (eau, électricité) est facturée, loyers exorbitants ne permettant pas de s’en sortir, etc.
« Les coûts de production de la banane africaine sont deux fois plus élevés qu’en Amérique centrale ». Il souligne également que la concurrence avec l’Amérique centrale met la banane africaine à rude épreuve d’autant plus que le marché européen est le seul accessible à la production africaine… Enfin, il appelle les consommateurs européens à réagir et à faire pression sur les supermarchés qui sont les véritables gagnants de la guerre de la banane.
Pour lire son article publié dans Alternatives Économiques, c’est ici !




